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De l’Ancien et du Nouveau

Alexandre-Marie, séminariste en 3ème année pour le diocèse de Nancy et de Toul, est arrivé en septembre dernier afin d’achever ses études au séminaire des Carmes. Il livre ses premières impressions après deux mois à Paris.

Me voici séminariste des Carmes. Lorsque j’ai débuté mes études au grand séminaire de Lorraine, je n’imaginais pas les poursuivre ailleurs. Entré en propédeutique en 2011, il me semble tout juste commencer à connaître et à aimer mon diocèse de Nancy et de Toul. J’avais trouvé ma place dans ma communauté de formation à Metz, parmi les autres séminaristes, les pères du séminaire, les professeurs.

 


Grand Séminaire de Metz - Crédit Photo : Raoul Gilibert, Productions Photographiques

  Après une année pastorale en paroisse, je me préparais sereinement à retrouver ce cadre agréablement familier. « Livrez-vous à l’emprise du vieux divan », aurais-je pu chanter ; et l’on sait bien ce que le Saint-Père pense des divans : « Le “divan-bonheur”, disait-il tout récemment à Cracovie, est probablement la paralysie silencieuse qui peut nous nuire davantage. »

Il est heureux par conséquent que mon évêque m’ait ainsi bousculé en m’envoyant au séminaire des Carmes.

 


© Séminaire des Carmes

  Ayant vécu en communauté avec des Vietnamiens, des Indiens, des Canadiens, des Camerounais venus étudier en France, je dois relativiser ma « grande aventure », et pourtant... C’est une nouvelle vie à Paris, même si je connaissais déjà la ville pour y avoir suivi mes études profanes. C’est une nouvelle vie dans un séminaire différent, où je suis le petit nouveau, celui qui doit réapprendre bien des choses et poser les « questions idiotes ». C’est aussi une nouvelle vie d’études universitaires, lesquelles demandent une véritable ascèse.

C’est une grâce pour moi de pouvoir prier et travailler en ce lieu chargé d’histoire qu’est le séminaire des Carmes. Vivre ici, c’est être porté par la prière patiente et silencieuse des carmes et des carmélites qui s’y sont succédé.

  Et que dire de l’empreinte laissée par le sacrifice des martyrs de septembre 1792, au nombre desquels compte justement le bienheureux Antoine de Ravinel, originaire de mon diocèse ?

  Alexandre-Marie Valder

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