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L’histoire du Séminaire des Carmes

Le couvent des carmes déchaux (1611-1790)

En 1610, répondant à l’appel de la reine Marie de Médicis, deux religieux carmes déchaux arrivent à Paris. Ils installent leur couvent, le 22 mai 1611, dans une maison située à l’angle de la rue Cassette et du chemin de Vaugirard. Rapidement trop à l’étroit, les Carmes entament la construction du couvent et de la chapelle actuels en 1613.

Installé hors les murs de Paris, le couvent s’étend alors sur une surface de presque 10 hectares, jusqu’à la rue du Regard et du Cherche-Midi. Le contraste entre une vie de pauvreté voulue par la règle carmélitaine et la munificence artistique s’explique par la protection de Marie de Médicis et de plusieurs grands personnages de la Cour, bienfaiteurs du couvent.

Les bouleversements de la Révolution (1790-1797)

Pendant la période Révolutionnaire, le couvent des Carmes est le théâtre d’un des plus importants « Massacres de Septembre ». Auparavant, le couvent qui avait accueilli nombre de religieux chassés de leurs propres maisons, est devenu une prison regroupant des prêtres réfractaires arrêtés dans le quartier.

Ces prêtres sont pour beaucoup originaires de diocèses de province.

Le 2 septembre 1792, la plus grande partie des cent cinquante prisonniers sont exécutés. Cette page raconte plus en détails l’histoire du martyre des Carmes.

Le couvent est utilisé principalement comme prison jusqu’à la fin de la Terreur, de nombreux prisonniers s’y succédant, illustres ou non (la future impératrice Joséphine de Beauharnais par exemple), la plupart destinés à mourir sur l’échafaud.

La prison est évacuée en 1794, peu après la mort de Robespierre. L’ancien couvent est successivement magasin d’approvisionnement puis carrière de pierre et de métaux.

Le retour à la vie religieuse (1797-1845)

Pour empêcher la destruction des bâtiments, ceux-ci sont rachetés en 1797 par Camille de Soyecourt grâce à sa fortune personnelle. Mère Camille y réintroduit ainsi peu à peu la vie religieuse carmélitaine, féminine cette fois.

Mais Finalement, ne pouvant plus assurer l’entretien des bâtiments, les carmélites les vendent en 1841 à l’archevêque de Paris et vont s’installer dans une maison plus modeste.

Le séminaire

En 1845, c’est la nouvelle « École des hautes études ecclésiastiques » qui prend possession de l’ancien couvent. Celui-ci devient donc un séminaire, lieu de formation des futurs prêtres que l’on souhaite envoyer étudier à la Sorbonne. En 1875, lorsque que la Troisième République libéralise l’enseignement supérieur, l’Institut catholique de Paris est installé autour du couvent.

« L’École » est érigée en séminaire à la fin de la Première Guerre Mondiale, alors que l’arrivée des séminaristes venant des zones occupées multiplie le nombre de ses étudiants. Depuis lors, le « Séminaire des Carmes » propose aux séminaristes qui y sont envoyés une formation universitaire poussée.

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